Voilà près de deux ans que je n'ai pas écris. Ce n'est pas faute d'y avoir pensé mais l'envie n'était visiblement pas plus forte que ça. Mais là, ça ne va plus. C'est dingue de n'avoir envie de se confier que lorsqu'on ne se sent pas bien. Je n'ai personne à qui parler. J'ai essayé mais on dirait que personne ne peut comprendre ce que je traverse.
Ma vie a bien changé depuis tout ce temps. Enfin, j'ai fais mon petit bout de chemin quoi mais je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir parcouru grand chose. Eh oui, je suis toujours aussi défestiste.
Je me propose un petit récapitulatif par thèmes (puisque de toute manière je suis ma seule lectrice, d'ailleurs je n'en cherche pas d'autres. J'ai juste besoin d'écrire mes pensées).
Etudes :
J'ai donc passé ma licence en information et communication. De justesse d'ailleurs. Non pas que j'ai eu des mauvaises notes mais j'ai merdé au niveau du rattrapage de mon rapport de stage que j'avais capoté de 1 point. Ma chère responsable de stage, après m'avoir rabaissée, m'a donc accordé la possibilité de présenter un nouveau rapport de stage, bien que je devais en présenter un nouveau déjà plus tôt, mais j'avais complètement zappé (je sais, débile). Cette troisième chance a donc été la bonne et j'ai donc pu passer en master.
Je suis donc actuellement en première année de master sur internet. Boring mais bon... J'ai un tas de dossiers à faire, en plus j'ai une partenaire, que je ne veux pas décevoir. Mais la motivation me manque.
Vie professionnelle:
J'ai peut-être trouvé ma voie. Le journalisme. Je dis peut-être car je ne suis jamais sûre de moi. Je me remets sans cesse en question. Mais je digresse, ou pas. Bref. Je suis correspondante locale de presse dans le quotidien de ma région. ça fait quand même presque deux ans (fin mar précisément) et j'ai même eu la chance cet été d'être embauchée pendant 3 semaines en tant qu'auxiliaire de rédaction (journaliste sans carte de presse). Trois semaines géniales, pendant lesquelles j'ai été prise au sérieux je pense. Intenses également avec beaucoup de stress mais je pense avoir réussi. encore une fois, je pense. Toujours au journal, je suis en charge d'une page qui présente un village de la zone de parution. Travail que j'effectue en parallèle à mes études donc. Le samedi, parfois le dimanche, et la semaine je m'y rends pour rédiger ma page. Un rythme d'enfer qui a radicalement changé ma vie. Avant, je n'étais qu'une grosse fainéante. Je n'ai plus peur de le dire. Et encore, je trouve que je ne me bouge pas encore assez. Le journalisme, c'est une remise en question perpétuelle. A chaque fois un nouveau sujet, de nouvelles problématiques. Un métier qui demande que l'esprit y soit complètement consacré sous peine de tout foirer. Je suis rarement satisfaite de mes articles même si j'ai eu des retours positifs à la fois de mes collègues et des gens que j'ai recontrés, et parfois des lecteurs.
Poids:
En 2005, j'ai pesé jusqu'à 82 kg. Je ne me trouvais pas grosse jusqu'à ce que je vois une photo de moi. L'horreur m'a frappée. Une coupe de cheveux râtée, des joues, un visage énormes, un double menton, des bras tout aussi énormes, ne parlons même pas des seins, de mon dos courbé. Une catastrophe. Sur ce point là, on peut dire qu'il y a eu du changement. J'ai minci. J'ai grossi. Mon régime entamé en mars 2006 m'a permi de perdre 20kg en 6 mois. De 82 je suis passée à 62 kg pour 1,57m. Pas génial mais c'est déjà ça en moins. Je me voyais déjà mieux. J'ai repris pas mal quand j'ai rencontré mon chéri. Jusqu'à 78kg sur sa balance. Après un week-end de grosse bouffe mais ça n'excuse rien. Je suis donc repartie sur un autre régime. Je suis descendue jusqu'à 65 je crois. J'ai un peu repris, j'ai perdu... Yo-yo! Mon combat contre les kilos est loin d'être fini. Encore 6kg à perdre. Je pèse 61kg. Je n'arrive pas à aller en dessous. Je suis allée jusqu'à 60,1 en aout mais je suis remontée jusqu'à 64 à mon retour de vacances. Qui ont été difficiles à reperdre. Je crois que le poids est l'un des points les plus sensibles dans ma vie. J'ai minci, je fais régulièrement du sport mais... ben il y a que mon ventre, ma ceinture abdominale est horrible, flasque. Mes cuisse... bah! Mes bras, bon... Je mets du taille 1 en tee-shirt chez Promod et du 2 en pull, du 40 en jean et du 38 en toile ou autre matière extensible. J'ai acheté un pull en S chez H&M. ça en ravirait plus d'une mais pas moi. Une insatisfaction qui me bouffe la vie. Je me sens horriblement grosse. Quand je mets des jupes j'ai l'impression qu'on ne voit que mes mollets.
J'ai du mal à l'écrire. Je ne pensais pas que j'aurais autant de mal à le faire. Je n'en suis même pas sûre. Les TCA sont entrées dans ma vie. Voilà, c'est dit. Pas d'anorexie. Mais de la boulimie. Si on considère mon passé avec la nourriture, ça n'est pas étonnant. Je ne suis pas du genre à me restreindre, voire ne rien manger. Mon truc, c'est me bourrer la panse. La première fois, c'est arrivé lorsque mon chéri à commencer à bosser au journal. Il m'a ramenée MacDo entre midi mais manque de bol, je faisais régime. Après son départ, j'ai tout vomi. Avec du mal et du dégout, mais je ne pouvais pas garder tout ça. C'était en mars 2008. Les crises ont tout de même été rares. ça s'est surtout intensifié l'année dernière. Je ne me souviens pas de tout mais il y a eu des moments où j'allais au magasin juste parce qu'il me fallait des trucs à manger, que j'en avais envie, que je voulais me goinfrer. Direction le rayon sucré principalement. J'étais tellement en manque, que j'en tremblais presque et que je commençais à manger dans la voiture. Et hop, que je mange et mange et mange pour ensuite tout régurgiter. On pourrait penser que ça m'aurait aidé à mincir, que je devrais être maigre. Mais non. En un sens, oui puisque tout ce que j'ai vomi n'est pas allé sur mes hanches. Mais les crises sont plutôt "rares". Ce n'est pas tous les jours donc il y a pas mal de choses que je garde. Il faut que je sois seule, chez moi pour le faire. Autrement ça ne marche pas. ça ne m'empêche pas de criser parfois, de craquer en passant devant un pâtissier mais je n'arrive pas à vomir. C'est arrivé cette semaine et la semaine dernière. Je me surprends souvent à penser "vas y mange, de toute façon tu vas vomir après" alors c'est parti. Je ne mange pas forcément beaucoup comme on peut voir lors de reportages à la télé mais je ne veux pas le garder.
Amour:
En janvier, mon chéri et moi fêterons nos 3 ans ensemble. C'est mon amour, je l'aime tellement. Ce n'est pas rose tous les jours, d'autant plus qu'on travaille ensemble. Il subit mes humeurs, ne me comprend pas très bien parfois, il est un peu maladroit mais je l'aime. Sa motivation, son caractère, sa personnalité ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui : une personne qui se bouge, qui peut être fière d'elle et de ce qu'elle accomplit. il m'a donné envie de me bouger, d'évoluer. L'année dernière, en 2009 donc, nous avons passé nos premières vacances ensemble, dans le sud chez mon grand père. Nous sommes descendus en train et mon pépé nous a loué une voiture pendant 1 semaine. Nous ne sommes pas restés deux semaines et pour le retour, un train de nuit et arrivée à Paris. Nous y avons passé une dizaine d'heures avant de reprendre le train pour la maison. Cette année, retour dans le sud. Les vacances ont été décalées à cause du boulot, nous sommes rentrés en septembre! Nous avons beaucoup économisés et avons loué un appart et sommes descendus en voiture, tous seuls avec les vélos sur l'attache remorque. tout ça nous a couté un peu cher mais les vacances étaient géniales, et pius on le méritait bien. Ah que je l'aime!
Famille:
Là ça se complique aussi. J'ai renoué avec mon père, il m'a donné une voiture, je touche ma pension depuis février, ce qui me permet de vivre nettement mieux et d'épargner. De côté là rien à redire. Il me soutient. Ma soeur ne fout toujours rien de sa vie et j'ai l'impression que les kilos que j'ai perdu, c'est chez elle qu'ils sont allés. Ma petite soeur est pourrie gâtée, à l'internat. Ma mère... ah ma mère... elle a obtenu une formation qu'elle attendait depuis longtemps mais est à ce jour en arrêt maladie à cause de son dos et d'autres problèmes. Avec tout ce que je viens d'énoncer et que je n'ai pas encore dis, ma vie est bien chargée. Et c'est la vie de famille qui a trinqué. Je suis tout le temps occupée. Du coup, plus le temps de voir les parents. Et ça, ma mère ne l'a pas supporté. La semaine dernière, j'ai eu le droit à des sms du genre "tu viens quand chercher tes affaires" puis à des sms plus pressants "je vais ramener les affaires chez ton père et rends moi le chèque de ta caution"... j'ai appelé pour en savoir plus sur ce pétage de plombs et je me suis fais éjecter de sa vie. puisque je ne vais plus la voir et que je ne prends plus de ses nouvelles, autant t'évincer de ma vie... ah bon?! j'ai pleuré, imploré, me suis excusée. Nada. Je suis allée chez elle, j'ai récupéré mes affaires qui encombré son appart, je lui ai dis que je l'aimais et elle m'a dit "bonne vie". Deux jours plus tard, je reçois un sms me disant qu'elle s'excuse, qu'elle m'aime aussi... je suis contente, soulagée mais il y a des choses à reconstruire. D'autant plus qu'elle a traité mon chéri de "pote bourré de fric pas capable de venir m'aider à porter mes affaires". Je le savais qu'elle ne l'aimait pas. Elle s'est aussi attaquée à sa famille prétextant qu'elle n'est pas de la même classe sociale... et que j'ai oublié d'où je viens...bref j'en passe. je pense qu'ils ne se reparleront plus. Je suis allée la voir, on a parlé comme si rien n'était mais je sentais quelques tensions. Dimanche, je suis allée revoir ma grand mère que je n'avais pas vue depuis 3 ans. Heureuse de ces retrouvailles. Mon grand père est mort sans qu'on me le dise, je n'ai pas pu aller à l'enterrement et elle ne m'en veut pas. Je lui ai offert une belle composition de fleurs et plantes. Elle était contente. Mais nous y sommes restés trop longtemps et je n'ai pas eu le temps de passer voir ma mère. ça présage une mini guerre mais je peux pas satisfaire tout le monde j'en ai marre. Il faut que je vois mon père, ma grand mère, en même temps passer voir ma mère et rentrer pas trop tard pour arriver à temps chez les parents à mon chéri pour manger... impossible. il y a vraiment des fois où j'en ai marre d'essayer de contenter tout le monde...
Sport:
grande nouveauté dans ma vie. mon chéri aime le vtt mais on en avait fait qu'un peu. je me souviens de mes tentatives d'en refaire et qui ont été infructueuses, difficiles et douloureuses. notre pratique journalistique nous a amenés à nous rendre sur un relais de vtt. chéri est séduit "lannée prochaine, je le fais". enfin, on verra hein! nous croisons plus tard le chemin du club organisateur pour un article. chéri est encore plus tenté. le pari est lancé et relevé. un peu avant, genre 2 semaines, mon envie de m'y mettre aussi se fait sentir et je fais l'acquisition d'un beau vtt Lapierre. nous pratiquons un petit peu... au cours de ce week end dédié au temple du mountain biking, je remporte des lots. un grand hasard puisque je ne gagne jamais rien d'habitude! Deux vélos! Un cadre et un vtt complet plus intéressant que celui que j'avais acheté. Le cadre tout suspendu est pour chéri qui avait acheté un vtt 1 mois plus tôt à 1200 euros. inutile de mentionner qu'il est heureux comme tout. à son arrivée de la course, je l'ai accueilli avec les cadeaux il en revenait pas. mais il se trouve que je dois quitter la région pour aller voir mon pépé qui n'est pas bien. je pars une semaine, chéri va me chercher les cadeaux chez les commerçants. Je reviens, c'est presque mon anniversaire. Il m'a achetée les pédales qui vont dessus, en plus je reçois des chaussures spéciales, un sac à eau, un casque... le vtt m'appelle! nous nous rendons dans le fameux club. Depuis, je suis accro. Depuis juin donc, je fais du vtt au moins une fois par semaine. J'en ai chié, j'ai eu mal, je me suis cassé un pouce à la deuxième sortie en club, j'ai peur, je dois encore beaucoup progressé mais malgré tout ça, je suis fière, je relève le défi, je m'améliore et je suis en forme. je tiens la distance, je franchis les montées, je suis plus musclée, bye bye la graisse. Quand je pédale, je ne pense à rien si ce n'est à ma douleur, mon parcours. Voilà, c'est tout. C'est pour ça que je finis cette rétrospective avec quelque chose de positif.
pix : http://www.sport365.fr/cyclisme/article_315308_VTT-CdM-Absalon-l-emporte-.shtml
Pfiou, j'en avais des choses à raconter. Je pense que maintenant ça va mieux.
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encore un très bon week end, un peu d'ennui mais là c'est parce que j'attends avec impatience la rentrée!